
Après avoir descendu la côte du Nouveau-Brunswick, je me motive à passer quatre jours sur la plus petite province du Canada, mais aussi la plus densément peuplée : l’Île-du-Prince-Édouard.
J’ai entendu dire que les plus belles plages des provinces maritimes se trouvent sur cette île en forme de croissant, qui fait partie des provinces maritimes avec Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.
Pour rejoindre l’île depuis le continent, il faut emprunter le pont de la Confédération, unique passage au-dessus du détroit de Northumberland. Construit en 1997, il s’étend sur 13 km de long et 11 m de large. Il s’agit du plus long pont au-dessus d’une étendue maritime prise par les glaces dans le monde, et également du plus long pont du Canada.

Des navettes sont disponibles pour les piétons et les cyclistes, mais pour les voitures, le passage coûte tout de même 47 $ !
L’intérieur de l’île rappelle la campagne alsacienne, avec ses petits villages isolés et ses collines couvertes de champs à perte de vue. Le sol rouge, idéal pour la culture de pommes de terre, se prête aussi à la production locale, et il n’est pas rare de croiser des distilleries de vodka au détour des routes tranquilles.

Beaucoup de touristes canadiens et canadiennes viennent admirer « la maison aux pignons verts » qui a inspirée en 1908 l’auteure du célèbre roman du même nom. Ne connaissant pas l’histoire, je passe mon chemin.
La communauté amérindienne des Micmacs habite l’ile depuis 2000 ans et l’appelle l’île Epekwitk, qui signifie « berceau sur les vagues ».
Charlottetown
Capitale de l’Île-du-Prince-Édouard, Charlottetown est une ville charmante où histoire, culture et vie urbaine se mêlent harmonieusement. Surnommée la “Cité de la Confédération”, c’est ici qu’en 1864 se sont tenues les discussions ayant mené à la création du Canada en tant que Etat Nation.
Les bâtiments historiques, les rues pavées et les maisons victoriennes témoignent de ce riche passé, offrant aux visiteurs un véritable voyage dans le temps.

Je décide de passer une nuit dans la capitale provinciale. La ville n’a pas d’immeubles et possède un charme particulier grâce à ses bâtisses colorées et son côté « vintage ».


Le centre-ville est vraiment petit mais possède tout de même des bars et une rue piétonne. Le port de la ville est aussi attractif, on peut s’y promener et se restaurer.

Souris et l’Est de l’île
Le lendemain, direction l’Est de l’île avec pour but d’atteindre le port de Souris.
Souris est la porte d’entrée vers les îles de la Madeleine, les plus paradisiaques du Québec.
J’hésite à faire la traversée en ferry qui relie ces îles, mais la haute saison et le coût prohibitif du ferry me démotive vite !

Je pensais que la route était au bord de l’eau comme en Gaspésie, mais quenini ! Sur la route, seulement d’immenses fermes et bâtisses avec de belles pelouses tondues !

Le midi, petite pause dans le village de Montague, une des étapes touristiques à l’est de l’île et lieu d’accueil d’une communauté Amish venue il y a peu de temps de l’Ontario. Quelle surprise de croiser leurs attelages qui font face aux voitures sur la route, et de les croiser dans le supermarché de la ville.
L’après-midi j’arrive à Souris et profite de ma première plage et baignade du Road Trip. En plus d’être une ville portuaire, Souris est aussi connue pour avoir la plus belle plage à l’Est de l’île.


Cavendish

Cavendish est le lieu balnéaire le plus touristique de l’île. Avec le tourisme, le village peu atteindre jusqu’à 7 500 personnes en été alors que seulement 272 personnes y vivent à l’année.

Le village et la plage se trouvent dans le parc national. D’ailleurs, le parc contient plusieurs plages, avec chacune leur phare. Tu peux passer la journée à rouler le long du littoral dans le parc et t’arrêter de plage en plage pour écouter les vagues se fracasser sur les dunes protégées et sculptées par le vent.

A partir de Charlottetown, il y a une route toute droite qui mène au parc et à Cavendish en 20 min.
