Singapour, la cité futuriste en 3 jours

Ma vidéo sur Singapour

Singapour est une cité-État à ne pas manquer lors d’un voyage en Asie du Sud-Est. Je m’y suis rendu deux fois : la première après un séjour au Vietnam en 2014, et la seconde après un voyage en Thaïlande en mars 2018.

Mars 2014 et Mars 2018

La ville est très facile d’accès, avec l’un des plus grands aéroports du monde. Si tu es en transit, il est même possible de passer quelques heures dans le centre-ville grâce au métro : tu peux explorer la Marina Bay l’après-midi et retourner à l’aéroport pour ton vol du soir, c’est exactement ce que j’ai fait lors de ma première visite.

Singapour est la ville la plus futuriste que j’ai jamais vue. Pas étonnant que ce soit l’une des plus chères du monde ! Lors de mon deuxième séjour, j’ai même voulu essayer de dormir dans des capsules spatiales, tellement l’ambiance high-tech est omniprésente

La Marina

La ville est également d’une propreté exemplaire — on pourrait littéralement manger par terre ! La verdure est omniprésente, et Singapour a su créer une symbiose entre béton et nature. Cependant, derrière cette image écologique, il faut rappeler que la climatisation est partout, et que la construction d’îles artificielles pour agrandir le territoire n’est pas très durable.

Immeuble végétale
Pont végétale

Singapour est un archipel de 63 îles, qui s’agrandit chaque année grâce à ses îles artificielles. Devenue indépendante de la Malaisie en 1965, la cité-État est aujourd’hui classée 4ᵉ au monde pour le PIB par habitant (2017). Malgré l’absence de ressources naturelles, Singapour a su bâtir un empire économique grâce à son port marchand, le 2ᵉ plus grand du monde, ce qui lui vaut le surnom de “Suisse de l’Asie”. C’est aussi la ville avec la plus forte densité de population d’Asie.

Dans la banlieue

Sous ses airs de mégalopole futuriste, cette ville se montre bien agréable. Sa culture se présente comme un mélange d’influences de plusieurs autres cultures et le pays a d’ailleurs 4 langues officielles : l’anglais, le tamoul, le mandarin et le malais. Son urbanisme ultramoderne est une autre expérience en elle-même et la ville se parcourt bien à pied. Ce qui m’a impressionné c’est la propreté, la mixité de la population et la verdure sur tous les immeubles, ponts et tout autre endroit où il est possible d’en mettre.

La ville des amendes

Singapour est connue pour ses lois et interdictions parfois strictes : certains qualifient la ville de “Dictature du propre”. Ce terme ne se limite pas à la propreté, il reflète aussi la stabilité politique : la même famille est au pouvoir depuis l’indépendance, et le pays détient le taux de condamnations à mort par habitant le plus élevé du monde

Il y a plein d’affiches pour nous rappeler ce que l’on n’a pas le droit de faire, voici quelques exemples :

  • Avoir des gestes déplacés envers les femmes (mains aux fesses = jugement + amende)
  • Taguer (9 coups de bâton pour un américain de 16 ans en 2008)
  • Vendre ou consommer de la drogue (peine de mort)
  • Fumer dans les lieux publics (500€ d’amende)
  • Manger dans les transports
  • Jeter son mégot hors des cendriers (250€ d’amende)
  • Jeter un détritus à terre (500€ d’amende + TIG)
  • Ne pas tirer la chasse dans les toilettes publiques (100€ d’amende)
  • Le best du best : mâcher ou posséder des chewing-gum = 5 000€ d’amende.
    Cette dernière interdiction permet de conserver la propreté des lieux publics et des transports suite à plusieurs problèmes dans les années 90.

Devinez qui a mangé dans la station de métro avant de se faire reprendre par les contrôleurs ? Moi.
Devinez qui a eu un soucis à la douane à cause d’une pipe à opium ramenée du Vietnam dans son bagage  ? Moi. Mais aucune amende !

Architectures

Je vais surtout parler du centre-ville, du quartier historique Clarke Quay et de la Marina Bay. Je suis passé très rapidement dans les quartiers indien, chinois et arabe, et je n’ai donc pas pu m’y attarder.

Entrée du quartier indien

Le Merlion, le lotus et le Bay Sands

La célèbre statue du Merlion, ce poisson à tête de lion, est devenue LE symbole de Singapour. Cette chimère a été imaginée dans les années 60 à partir d’une légende locale : un prince indonésien, chassant près de la côte de Singapour, aurait aperçu un lion sur l’île.

Le pont ADN avec le Bay Sands et le Lotus

À Marina Bay, le célèbre complexe hôtelier Marina Bay Sands a ouvert ses portes en 2010 pour un coût de 5,5 milliards de dollars. Cette architecture iconique, en forme de bateau ou d’anguille, illustre la grandeur de la ville. Elle possède la plus haute piscine du monde et un casino, le troisième plus lucratif du globe — un paradoxe dans ce pays où l’islam interdit les jeux d’argent.

À côté, le Lotus abrite le Musée des Arts et des Sciences, et depuis le SkyPark, on peut admirer une vue exceptionnelle sur la Marina, la ville, les gardens by the bay et la mer

On peut monter tout en haut, le Skypark permet d’avoir une superbe vue sur la Marina, la ville, les jardins et la mer.

Le centre ville depuis la Skypark, a droite Clarck Quay

Face à tout ce complexe, j’ai l’impression d’être dans une ville futuriste.

Clarke Quay, où j’ai séjourné, est le cœur de la vie nocturne de Singapour. Ce quartier très européanisé propose des pubs irlandais, de la gastronomie occidentale et des terrasses bondées à la sortie des bureaux durant le fameux 5 à 7.

Un parc en centre ville
L’ancien palais de justice
Le parlement
Clarck Quay


Les supertrees

Les Gardens by the Bay offrent un contraste fascinant : en y entrant, on a l’impression de pénétrer dans une jungle façonnée par l’homme. Les jardins futuristes, avec leurs différentes ambiances, permettent un voyage à travers le monde. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de visiter les dômes, mais les jardins accueillent 3,8 millions de visiteurs par an, ce qui en fait l’attraction la plus populaire de l’île.

A gauche les dômes, en bas les Supertrees

Le soir, le parc s’illumine lors du spectacle Garden Rhapsody, avec ses 18 structures métalliques, les Supertree Grove, qui se recouvrent peu à peu de végétation. Les jardins ont ouvert en 2012 pour 1 milliard de dollars, dans le but d’offrir aux Singapouriens un espace sublime pour se ressourcer, loin du stress de la vie urbaine.

Passerelle

On y trouve des jardins inspirés de cultures variées : chinois, japonais, italiens, français, et deux énormes serres en dôme, contenant notamment une cascade de 35 mètres de haut.

La vue du centre des affaires depuis les jardins

Que faire à Singapour (centre-ville)

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