Une journée à Winnipeg, carrefour entre l’Ouest et l’Est du Canada

La ville de Winnipeg a été ma seule étape dans la province du Manitoba. Avant de m’y rendre, la seule chose que je connaissais à son sujet était son surnom peu flatteur, « Winimurder » ou « Murderpeg », car il y a quelques années, elle affichait l’un des taux de criminalité les plus élevés du Canada.
Pourtant, j’ai finalement trouvé l’ambiance plutôt tranquille !

Avant de commencer la visite du cœur historique de la ville, à The Forks « La Fourche » en français je me suis rendue sur le site historique de la Maison Riel, où vécut Louis Riel, considéré comme le « fondateur » du Manitoba et du Saskatchewan.

C’est à La Fourche que se trouve le Musée canadien pour les droits de la personne, devenu l’emblème architectural de Winnipeg et même présent sur les billets de 10 dollars.

Le Musée Canadien des Droits de
la personne

C’est l’un des meilleurs musées que j’aie visités de ma vie : il s’étend sur six niveaux et aborde plusieurs thématiques comme l’Holocauste, la situation des Rohingyas, l’apartheid en Afrique du Sud ou encore les droits LGBT à travers le monde.
Un étage entier est également consacré à la manière dont le Canada en est venu, à certaines périodes de son histoire, à persécuter diverses minorités (Chinois, Juifs, Autochtones, Noirs, personnes homosexuelles ou en situation de handicap). L’exposition propose une analyse contextuelle de l’époque et met en lumière les démarches de réconciliation actuelles.

Au sommet du musée, je profite d’une vue magnifique sur la ville de Winnipeg.

Vue depuis la tour

Après cette visite, je me suis dirigée vers le marché de The Forks, un grand marché couvert situé juste en face du musée.
Entre les dizaines de restaurants et de boutiques, j’y suis restée environ une heure et demie avant de traverser la rivière qui sépare Winnipeg de son quartier français.

L’intérieur du marché

Pour rejoindre le quartier francophone de Saint-Boniface, il faut emprunter l’Esplanade Riel. Une fois le pont traversé, tout devient francophone !

La vue depuis l’esplanade

J’ai commencé la découverte du quartier en longeant la rivière Rouge jusqu’à la cathédrale et l’Université de Saint-Boniface, entièrement francophone.

Ensuite, retour à The Forks pour visiter la gare historique de la ville, l’Union Station. J’ai terminé la journée dans l’Exchange District, le centre-ville de Winnipeg.

Exchange District

Le lendemain, je me suis rendu au nord de la ville pour visiter le Fort Garry, un ancien poste de traite des fourrures.


Ce lieu, au nom peu évocateur, est occupé depuis des milliers d’années par les communautés des Cris, des Sioux et des Assiniboines, qui y pratiquaient le troc et le commerce.

Monument de la Fourche

Plus tard, la Compagnie du Nord-Ouest s’y installa pour y développer le commerce des fourrures. Aujourd’hui, The Forks est devenu un marché couvert et l’emplacement du Musée canadien des droits de la personne.

Saint-Boniface était autrefois une ville à part entière avant d’être annexée comme quartier de Winnipeg. Les francophones ont été les premiers Européens à parcourir les prairies du Manitoba pour le commerce des fourrures. De nos jours, le quartier abrite la plus grande communauté francophone de l’Ouest de l’Ontario.

Le symbole du quartier est la façade de l’ancienne cathédrale, qui a brûlé à cinq reprises. Son cimetière est également célèbre, car il abrite la tombe du très connu Louis Riel.

Devanture de la cathédrale

Non loin de là se trouve l’Université de Saint-Boniface, fondée il y a plus de 200 ans. J’y suis entré pour visiter les lieux et découvrir leurs programmes.

Université de Saint-Boniface

Le Manitoba ne se résume pas à Winnipeg : deux autres destinations touristiques ont retenu mon attention.

Aucune route ne relie Churchill ; il faut compter 45 heures de train ou prendre un petit avion pour atteindre cette ville, connue comme la capitale mondiale de l’ours polaire. Située au bord de la baie d’Hudson, elle accueille chaque hiver une importante population d’ours polaires et de bélugas. Il est même interdit de verrouiller sa voiture afin de pouvoir s’y réfugier rapidement en cas de rencontre dangereuse avec un ours de toute façon, il est impossible de quitter la ville par la route.

Churchill possède même un centre de rétention pour les ours qui s’approchent trop souvent du centre-ville : ils y sont gardés une trentaine de jours.

Le Parc du Mont-Riding est le parc le plus connu et visité du Manitoba. Il se trouve sur le territoire de la nation Anishinabe.

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