Ile du Cap-Breton

Pendant trois jours, j’ai exploré l’ancienne colonie de la Nouvelle-France qu’est l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Reliée au continent par une petite digue, elle constitue également l’un des points de départ pour rejoindre Terre-Neuve en ferry.

Peuplée d’Acadiens, de Micmacs et de descendants britanniques, l’île compte de nombreux petits ports de pêche. Ses paysages rappellent d’ailleurs les côtes écossaises !

Je dors sur l’île Boulardie, située au centre de l’île Cap-Breton. Un emplacement idéal : tout est plus ou moins à mi-chemin. Après cette étape, je poursuis mon road trip en direction d’Halifax, la capitale de la province.


Pour ma première journée, je visite le lieu historique national de la forteresse de Louisbourg, autrefois la plus grande ville française fortifiée d’Amérique du Nord.


Au XVIIIᵉ siècle, c’était le quatrième plus important port de pêche du continent, derrière Philadelphie. Le village approvisionnait la France en morue, un produit très demandé pendant le carême. Les marchandises en provenance des Antilles transitaient également par ce port.

Après la conquête britannique, Louisbourg fut en grande partie détruite. Aujourd’hui, seule une partie de la forteresse a été reconstruite, représentant environ un quart de sa taille d’origine.

Sur place, on a vraiment l’impression de voyager dans le temps : nous voilà en 1744 ! Des soldats français arpentent les rues tandis que des dames dansent dans les salons. Une boulangerie et une auberge permettent même de manger comme au XVIIIᵉ siècle.


Je termine la journée sur la plage de Kennington Cove, à seulement vingt minutes de la forteresse. Pour y accéder, il faut emprunter en voiture un sentier caillouteux pendant une quinzaine de minutes.

L’eau de l’Atlantique Nord est glaciale, l’endroit est paisible et peu fréquenté.


Le lendemain est consacré entièrement au Cabot Trail. Cette route panoramique , l’une des plus belles du pays, forme une boucle d’environ 300 kilomètres.
Elle traverse une succession de petits villages de pêcheurs, de falaises, de forêts, de virages spectaculaires et de points de vue sur l’océan. Le homard y est la principale ressource !

La route passe aussi par le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.


Sur la route du Cabot Trail, je fais un stop sur la Skyline Trail, une boucle qui grimpe jusqu’aux falaises qui surplombent l’océan dans le Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.

Le mieux est d’y aller en fin de journée : le coucher de soleil donne une teinte orangée magnifique !

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