Halifax, Lunenbourg et la Nouvelle-Ecosse


Pictou

Je débute mon voyage en Nouvelle-Écosse par le village de Pictou, où je m’arrête durant mon trajet entre Moncton (Nouveau-Brunswick) et l’île du Cap-Breton. Une heure sur place suffit à en faire le tour.

Considéré comme le berceau de la Nouvelle-Écosse, c’est ici qu’arrivèrent en 1773 les premiers immigrants écossais.


La ville mêle de vieux édifices en brique et de petites maisons colorées en bord de mer. On a l’impression d’être téléporté directement en Écosse. Je me laisse tenter par un Fish’n’chips dans un restaurant du front de mer.


Halifax

Après quelques jours sur l’île du Cap-Breton, je rejoins la capitale de la province : Halifax.
J’y passe une journée complète (deux nuits) avant de poursuivre ma route vers la côte sud.

Halifax est une ville charmante qui me rappelle certaines villes côtières françaises de l’Atlantique. Quelques buildings côtoient de petites maisons en bois, donnant au centre-ville un charme singulier.

Avant ma venue, je connaissais seulement deux choses d’Halifax : l’explosion de 1917, et le fait que la Nouvelle-Écosse fut la dernière province ségrégationniste du Canada. D’ailleurs, Viola Desmond, figure emblématique de la lutte pour les droits civiques au Canada, est originaire de cette province.

L’explosion de 1917

Le 6 décembre 1917, par un matin particulièrement brumeux, survient la plus grande explosion d’origine humaine avant Hiroshima. Dans le port d’Halifax, un bateau norvégien, l’Imo, heurte le Mont-Blanc, un navire français chargé de munitions. L’explosion tue plus de 2 000 personnes, en blesse 3 000, détruit 3 000 immeubles et laisse 25 000 habitants sans abri. La détonation est entendue jusqu’à 400 kilomètres.

Le Cimetière des naufragés du Titanic

Je commence ma journée par la visite du cimetière Fairview. Halifax étant la ville la plus proche du lieu du naufrage du Titanic, c’est d’ici que partirent les navires chargés de récupérer les corps.

Le cimetière Fairview regroupe les tombes et le mémorial de nombreuses victimes du Titanic. Seulement 328 corps furent repêchés sur les 1 500, et 209 furent ramenés à terre.

La citadelle

Je continue la matinée par la star de la ville : la citadelle

La citadelle, en forme d’étoile, surplombe la ville et protège Halifax depuis 1856. Érigé dès 1749, le fort impressionne autant par sa position stratégique que par sa structure étoilée.
À mon arrivée, un coup de canon retentit !

La visite se poursuit au rythme des parades militaires et des démonstrations de tir au mousquet. La citadelle abrite également un musée très intéressant sur l’histoire militaire canadienne. Depuis le fort, la vue donne sur la tour de l’horloge, devenue un symbole de la ville depuis 1800. À l’époque, sa position dominante permettait à tous les habitants de connaître l’heure.

Le Port

Pour le déjeuner, je rejoins le port d’Halifax, et plus précisément le Halifax Seaport Farmers Market.
Établi en 1750, c’est le plus ancien marché encore en activité en Amérique du Nord. Malheureusement, ce jour-là, peu de stands étaient ouverts.
Juste en face, la microbrasserie Garrison Brewing Company est idéale pour un apéro : large choix de bières brassées sur place !

Je poursuis l’après-midi sur le front de mer et sa promenade de 4 kilomètres. Les façades d’édifices du XVIIIᵉ siècle, joliment restaurées, accueillent bars, restaurants et voiliers.


Il est également possible de visiter le NCSM Sackville, un ancien navire de guerre anti-sous-marin. L’entrée est à prix libre !

Le Musée maritime de l’Atlantique est un incontournable, pas étonnant qu’il soit le plus grand et le plus ancien du Canada. L’entrée est gratuite chaque mardi après-midi !
On y découvre le riche passé maritime de la province à travers deux expositions majeures : l’une consacrée à l’explosion de 1917, l’autre à des objets récupérés du naufrage du Titanic.


Peggy’s Cove

Sur la route vers Peggy’s Cove, je fais un arrêt à la redoute York. Comparée à la citadelle d’Halifax, elle n’a pas un grand intérêt, même si l’entrée est gratuite.

Peggy’s Cove est un petit village de pêcheurs absolument pittoresque. Avec son phare emblématique, c’est l’un des lieux les plus photographiés du Canada.

Le problème, c’est la foule. Beaucoup, vraiment beaucoup de monde… Le village n’étant pas interdit aux voitures, une quantité impressionnante de véhicules s’y engouffre pour tenter de trouver une place. Cette circulation dense dénature malheureusement le charme du site.

Sur les photos, j’ai quand même pu esquiver les voitures, les autobus et les touristes.


Mahone Bay

Je rejoins Lunenburg dans l’après-midi, mais le petit village de Mahone Bay, situé juste avant ma destination, se révèle tout aussi charmant.

Mahone Bay, c’est une mise en bouche avant Lunenburg : un village coloré, posé au bord de l’eau, qui ressemble à une carte postale. J’y reviendrai d’ailleurs le lendemain, en début d’après-midi.


Lunenburg

Lunenburg est ma dernière étape en Nouvelle-Écosse avant de reprendre la route vers le Nouveau-Brunswick.
Plus grand village de pêcheurs de la côte Sud, c’est l’un des incontournables de la province. Fondée en 1753, la ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995.

Ses maisons colorées et son front de mer confèrent à la bourgade une atmosphère unique. On y ressent une tranquillité vraiment agréable.


Carter Beach

Je termine ma dernière journée en Nouvelle-Écosse sur une plage qui donne l’impression d’être téléporté aux Caraïbes : sable fin, eau turquoise… un endroit encore peu connu, surtout fréquenté par les locaux.
Le paysage contraste totalement avec le reste de la province.

Attention cependant : l’eau y est très froide. Ce n’est pas pour rien que personne ne se baigne sur la photo…

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