Transnistrie / Pridnestrovie : Un voyage dans le temps de l’URSS

Au cœur de l’Europe oubliée, la Transnistrie (ou Pridnestrovié) est une petite région séparatiste pro-russe située à l’est de la Moldavie, coincée entre le fleuve Dniestr et la frontière avec l’Ukraine. Officiellement, elle fait partie de la Moldavie, mais depuis la guerre civile de 1992, elle s’est proclamée République moldave du DniestrPridnestrovian Moldovan Républic (PMR), un État non reconnu par la communauté internationale. Pourtant elle possède ses propres institutions : président, parlement, armée, monnaie (roubles PMR), frontières et drapeau avec faucille et marteau.

La Russie y maintient une présence militaire et soutient économiquement la région, ce qui la rapproche fortement de Moscou.

Ce territoire séparatiste pro-russe, non reconnu, qui existe de facto comme un État indépendant mais reste officiellement moldave. Politiquement, c’est un conflit gelé : pas de guerre active, mais pas de règlement définitif non plus.

Ce pays autoproclamée n’a de relations diplomatiques qu’avec l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, territoires également non reconnus par l’ONU.

Le drapeau de PMR à coté de celui de l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie

Portant officiellement le nom de Pridnestrovie, cette région est souvent appelée Transnistrie, une appellation attribuée par le régime fasciste roumain durant la Seconde Guerre mondiale et gardé depuis. Sur place, et du point de vue « russe », on parle de la République moldave du Dniestr (Pridnestrovie), ou encore de la PMR, pour Pridnestrovian Moldovan Republic.

Devant la Mairie avec le buste de Lénine

Aller en Transnistrie / Pridnestrovie, c’est un peu comme emprunter un raccourci vers une autre époque. Pas un passé scientifique, mais un passé culturel, social et visuel. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté quelque part.

Cette république autoproclamée, non reconnue internationalement et coincée entre la Moldavie et l’Ukraine, vit encore entourée de symboles soviétiques : statues de Lénine et une atmosphère qui rappelle fortement l’URSS des années 80-90, même si la modernité est bien présente sur place.

Yuri Gagarine et un MIG

Le meilleure moyen de découvrir Tiraspol ou Bender est de contacter Anton Dendemarchenko, un guide local qui te fera découvrir son pays qui n’existe pas.

Tu peux réserver une découverte via sa page TripAdvisor ou directement par WhatsApp (beaucoup mieux) !

Numéro de Anton : +373 778 05 004

Le seul moyen de s’y rendre est de partir de Chișinău, en Moldavie, puis de prendre l’un des nombreux bus à destination de Tiraspol, la capitale de la Transnistrie.

Au poste de contrôle, il suffit de présenter son passeport : les autorités délivrent gratuitement un visa d’entrée et de sortie. (Qui ne sera pas inscrit dans le passeport mais sur un papier à part).

Ou alors en T34 !

Sur place, seule la monnaie locale, le rouble PMR, est acceptée.

Attention :
Les cartes bancaires européennes ne fonctionnent pas en Transnistrie. Il est donc conseillé d’apporter des euros, des lei moldaves ou des dollars américains, que l’on peut échanger soit sur la place du marché, soit dans les magasins Sheriff, qui disposent de bureaux de change.

À Tiraspol, on trouve de nombreuses auberges de jeunesse.
J’ai personnellement choisi la Like Home Hostel, car un français y travaille.

La vue depuis le plus haut immeuble de la ville

Voici les bonnes adresses lors d’une visite à Tiraspol.

Restaurants :

  • Back in USSR
  • Cantina USSR
Les restaurants

Magasins :

  • Soviet Antique Shop : Un antiquaire avec des lots de l’URSS
  • House of Book : La Librairie de Tiraspol ou tu pourras trouver des souvenirs
  • Sheriff : LE magasin de la PMR ! Un supermarché pour trouver tout l’alimentaire.

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