Détroit ; la ville la plus dangereuse des Etats-Unis, vraiment ?

Je me suis rendu une journée entière à Détroit, cette ville américaine à la réputation si mauvaise. On m’avait déconseillé d’y aller à plusieurs reprises, mais de nombreux blogueurs et voyageurs encourageaient au contraire de la découvrir. J’ai donc décidé de constater par moi-même l’ambiance sur place.

Ne vous fiez pas à ce qu’on raconte : allez-y !

J’ai dormi en Couchsurfing à Windsor, la ville canadienne située juste en face de Détroit.

Détroit est une ville industrielle qui abrite les principales usines automobiles du pays. Son surnom, « The Motor City », en témoigne. La crise financière de 2009 a plongé la ville en faillite : près de la moitié de la population, soudain sans emploi, est partie. Cette hémorragie a entraîné une hausse massive de la criminalité et une crise sociale profonde.

Dix ans plus tard, la situation a changé. Des habitants reviennent, des entreprises technologiques et de luxe s’installent, attirées par des loyers très accessibles et la ville renaît peu à peu de ses cendres. Le centre-ville se transforme lui aussi : zones piétonnes, espaces verts et ambiance paisible redonnent vie au cœur urbain.

Une chose m’a particulièrement surpris : il existe un poste frontalier en plein centre-ville ! Un tunnel relie directement Détroit au Canada, et un grand pont qui rappelle un peu le Golden Gate de San Francisco permet également de traverser.

Good tip : Pour se garer en voiture gratuitement au centre-ville tu peux te rendre à Columbia Street derrière le cinéma Fox.


Je commence ma visite par le quartier de 8 Mile, là où a grandi Eminem, au 19946 Dresden Street.
Le quartier est en grande partie à l’abandon, un véritable paradis pour les amateurs d’urbex. C’est ici que l’on ressent le plus la réputation sombre de Détroit, entre commerces fermés et maisons délabrées.

Un peu plus loin, je découvre le Heidelberg Project, un projet artistique lancé en 1986 pour redonner couleurs et vie à Heidelberg Street. Au fil des années, il est devenu un musée à ciel ouvert et une attraction incontournable de la ville.

À midi, je retourne au centre-ville pour manger. Je suis agréablement surpris : le contraste avec le reste de la ville est saisissant. Petits parcs, verdure, zones piétonnes et boutiques branchées côtoient les buildings des années 1930. L’ambiance est calme, loin de l’image apocalyptique souvent évoquée.

Le Renaissance Center, construit en 1977, est l’emblème architectural de Détroit. Le complexe accueille notamment le siège de General Motors, qui possédait autrefois une quinzaine de marques automobiles. Depuis les quais, j’aperçois la ville de Windsor.

Je poursuis ensuite vers le studio Submerge Records et son musée consacré à la musique techno. J’adore ce mouvement musicale, né à Détroit, popularisé par des DJs comme Derrick May ou Jeff Mills.

Je termine l’après-midi devant la Michigan Central Station, considérée comme l’un des plus grands bâtiments abandonnés au monde.


A ne pas rater à Détroit

  • Le Musée Henry Ford qui est un incontournable de la ville mais que nous n’avons pas eu le temps de faire
  • Belle Isle Park : l’immense parc de la ville de Détroit, mais qui est un peu à l’écart

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