Un week-end à Seattle

Je me suis retrouvé à Seattle sans vraiment l’avoir prévu. Depuis Vancouver, je me suis simplement dit : « Pourquoi ne pas traverser la frontière et passer le week-end dans la ville de Grey’s Anatomy ? »

J’ai logé en Couchsurfing dans le quartier de Central District, tout près du centre-ville. Pendant ces deux jours, j’ai exploré la ville en bus.

Très vite, j’ai eu un immense coup de cœur pour Seattle. Elle s’est hissée parmi mes villes préférées aux États-Unis, peut-être même au sommet.


Je commence ma découverte au Pike Place Market, le marché public emblématique. J’étais d’abord étonné qu’une simple halle fasse partie des attractions majeures de la ville… puis je me suis laissé happer par son charme, ses couleurs, ses odeurs, son tumulte.

Depuis 1971, on y trouve le tout premier Starbucks au monde. Juste en face, une œuvre murale du street artiste Obey veille sur la foule.

Et puis il y a le Gum Wall, ce mur tapissé de milliers de chewing-gums. La tradition a commencé en 1991, lorsque les spectateurs du théâtre voisin collaient leur gomme en attendant d’entrer. Peu à peu, c’est devenu une curiosité insolite, comme le pont des cadenas à Paris.

Après un déjeuner au marché, je m’éloigne un peu pour goûter les célèbres donuts de Top Pot Doughnuts, une véritable institution.

En début d’après-midi, cap sur Fremont, quartier artistique et un brin bohème, qui me rappelle Brooklyn. J’y découvre les studios de Microsoft et de Google : Seattle est en train de devenir une nouvelle Silicon Valley, portée par des avantages fiscaux très attractifs

L’emblème du quartier, c’est le Fremont Troll, tapi sous un pont, une voiture écrasée sous sa main géante. Plus loin, surprise : une immense statue de Lénine trône au coin d’une rue, vision surréaliste au cœur du pays du capitalisme. Le quartier regorge de sculptures insolites, de façades peintes et de boutiques décalées.

Je termine la journée à Ballard, ancien quartier portuaire devenu branché. Je fais un arrêt chez Mighty-O Donuts, pour des donuts excellents.


Le lendemain, je retourne dans le centre-ville, mais j’attends surtout midi, avec une certaine impatience.

La personne qui m’héberge m’a invité à le rejoindre au 64ᵉ étage de son entreprise, l’une des plus connues au monde dans le domaine informatique. Nous déjeunons avec une vue à couper le souffle sur la baie, les gratte-ciel et la mythique Space Needle, vestige de l’exposition universelle de 1962. Le bâtiment s’appelle le Columbia Center, et il est possible de monter jusqu’au 70ᵉ étage pour admirer Seattle à 360°.

Seattle est une ville posée entre l’eau et les montagnes ; pour en apprécier l’âme, je monte à bord d’un ferry public. À mesure que le bateau s’éloigne, la skyline se découpe dans la lumière et la ville prend une allure de mirage moderne. Le ferry rejoint Bainbridge Island, un havre paisible où se cachent de belles résidences. L’aller-retour coûte 7,50 $ et offre une vue inoubliable.

Je termine ma journée dans un bar proche de mon logement : Chuck’s Hop Shop. Le lieu est à la fois bar et boutique, avec plus de 1 000 bières de microbrasseries et près de 100 boissons en fût. L’endroit est dog friendly, et chaque chien repart fièrement avec sa photo sur le mur.


A ne pas rater à Seattle

  • Se rendre au Discovery Park, un immense espace vert au bord de la mer
  • Explorer le Olympic national Park, le plus beau parc de l’état de Washington. Il est classé à l’UNESCO

Laisser un commentaire