Depuis Semuc Champey, il m’a fallu presque 12 heures pour rejoindre la ville de Panajachel, située au bord du lac Atitlán. Le lac Atitlán est le plus profond d’Amérique centrale. D’une superficie de 130 km², il est entouré de trois grands volcans : le volcan San Pedro (3 020 m), le volcan Tolimán (3 158 m) et le volcan Atitlán (3 537 m).
Ce sont leurs reliefs qui donnent à ce lac un cadre si unique !

J’ai choisi Panajachel comme point de base pour plusieurs nuits, car c’est la plus grande ville autour du lac. Les logements y sont plus abordables que dans les villages alentours. Je recommande d’y rester au minimum 4 nuits (en incluant une journée à Chichicastenango).
Arrivé un mercredi soir, j’ai profité de la proximité avec le marché millénaire maya de Chichicastenango pour m’y rendre dès le lendemain. Le marché n’a lieu que deux jours par semaine, dont le jeudi.
Les villages autour du lac étant petits, on en fait rapidement le tour (environ 2 heures). Pour faciliter les déplacements, il est possible d’utiliser des bateaux-taxis, appelés « lancha ». L’inconvénient, c’est qu’ils attendent d’être pleins avant de partir, ce qui peut parfois prendre… très longtemps ! N’hésite donc pas à adapter ton programme en fonction des départs.

Visiter les villages autour du lac Atitlan
San Juan de la Laguna
Art et plantation
Je commence la découverte du lac Atitlán par le village de San Juan. J’arrive sur une petite berge pittoresque, bordée de maisons abandonnées, partiellement submergées par la montée des eaux.

Ici, la communauté maya tz’utujil perpétue la tradition de la peinture, représentant la vie rurale et des paysages aux couleurs vives. La rue principale alterne entre galeries d’art et petits cafés.


Je me perds dans les ruelles colorées du village. C’est un endroit vraiment mignon et apaisant. Je rejoins ensuite le mirador pour profiter du meilleur point de vue sur le lac. Une fois sur place, l’accès au sommet coûte 30 quetzals.


L’endroit le plus animé, fréquenté par les locaux, se situe au centre du village, autour du terrain de basket. Celui-ci est entouré de fresques retraçant l’histoire des peuples mayas.


San Pedro de la Laguna
Pour cette nouvelle journée, je commence par la ville de San Pedro de la Laguna, au pied du volcan. San Pedro a davantage l’allure d’une ville que les autres villages du lac. Le béton, la densité des bâtiments et l’agitation des rues dégagent une atmosphère parfois étouffante.

Beaucoup de backpackers s’y arrêtent quelques jours pour apprendre l’espagnol dans l’un des nombreux centres de langue.

C’est aussi jour de marché : fruits, légumes, bijoux et œuvres d’art s’achètent et se négocient dans une ambiance animée.


Les randonnées pour rejoindre le Volcan San Pedro partent d’ici.
Même si c’est l’une des principales attractions autour du lac Atitlán, je n’ai pas fait l’ascension du volcan San Pedro, par fatigue et par manque de temps. Voici toutefois quelques informations :
Ascension du volcan San Pedro : environ 5h30 de marche (2h30 de montée et 1h30 de descente), avec 1 200 m de dénivelé positif.
Agence : Indian Nose – départ depuis San Pedro de la Laguna.
L’entrée du parc se situe à environ 30 minutes à pied du lac, en remontant la route (possibilité de prendre un tuk-tuk pour 10Q). Si tu passes par une agence (toutes celles de San Pedro proposent cette excursion), le transport est inclus. L’excursion coûte environ 125Q et comprend le transport, le guide et l’entrée du parc (100Q). Les départs ont généralement lieu le matin, vers 7h30–8h.
Il n’est pas obligatoire de prendre un guide, mais il est recommandé de prévoir de l’eau et des vêtements chauds pour le sommet.
San Marcos de la Laguna
Hippie et Yoga
En fin de matinée, je quitte San Pedro pour rejoindre le village « hippie » de San Marcos.
À l’arrivée, un seul passage permet d’accéder au village. Dans cette ruelle étroite, je croise des chamans et des voyageurs en long séjour, allant et venant entre restaurants vegan et centres de méditation. Des étals de fruits sont dispersés le long du chemin.

Santiago Atitlan
Le Maximon
En partant du lac Atitlán, je n’ai pas trouvé de bateau pour Santiago.
Santiago est connu pour le culte de Maximón, une statue sacrée maya qui circule de maison en maison. Il faut demander aux habitants où elle se trouve pour pouvoir découvrir toute la spiritualité et les rituels qui lui sont associés.

En résumé :
Le lac Atitlán est une destination où l’on peut rester deux jours comme plusieurs semaines, selon ses envies. Que ce soit pour une courte étape ou pour perfectionner son espagnol dans une école de langue.
Je te conseille de loger à Panajachel ou à San Pedro, où l’offre d’hébergement est plus développée.
